Mahajanga

Mahajanga ou Majunga, voilà le joli nom que porte la ville dans laquelle nous démarrons ce nouveau chapitre de notre vie.

Evidemment, nous avions pris des renseignements surMadagascar avant de partir et sur cette ville, en particulier. Nous avons lu et entendu toutes les recommandations faites aux « étrangers ». A force, j’avais parfois l’impression que nous nous rendions dans un pays dangereux.

Cette ville, en une semaine, nous l’avons déjà un peu explorée à pieds. C’est le meilleur moyen pour vraiment « ressentir » un lieu. Evidemment, nous restons prudents, mais nous nous sentons en sécurité. C’est vrai que nous sommes souvent regardés, mais nous sommes « vazaha » et nous ne devons pas l’oublier. « Vazaha » signifie « étranger » ou « blanc » mais je ne suis pas sûre que ce mot soit péjoratif. Il est déjà dans notre vocabulaire. Les vazaha entre eux se désignent ainsi.

La ville de Mahanjanga est réputée pour son baobab, situé sur le front de mer, nommé ici « le bord ». C’est une rue qui longe la mer et c’est un endroit très touristique. Car cette ville est une destination de villégiature pour les touristes malgaches de Tananarive qui viennent y trouver la chaleur qui leur manque durant les mois d’hiver (de juin à septembre). Sur le bord, il y a toujours un peu de monde en train de se faire prendre en photo devant le baobab ou simplement se promenant.

Mais à partir de 17h, c’est l’affluence. Car à Mahajanga, il ne faut pas rater le coucher de soleil. C’est vrai que ce serait dommage. Il est magnifique chaque soir et toujours différent. Alors les promeneurs se rassemblent sur le bord. Ils peuvent tout trouver pour passer une bonne soirée : deux fêtes foraines, des gargottes qui vendent des brochettes de zébus ou de poisson, des vendeuses de souvenirs, des loueurs de voitures pour enfants (à énergie parentale), des promenades à cheval, des vendeurs de ballons, des restaurants …

Nous y avons déjà passé plusieurs fins de journée plutôt agréables. Et même à la nuit tombée, personne n’est venu embêter les vazahas que nous sommes. Au contraire, nous croisons des gens aimables et souriants, au pire indifférents et quelques enfants qui nous saluent en disant : « Coucou vazaha ! ».

Et nous repartons en riant !

 

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