Nosy Iranja

Autour de Nosy Be se trouvent plusieurs îles ou îlots méritant d’être explorés, d’un point de vue sous-marin ou terrestre, c’est selon …

Nous avons choisi de profiter de Nosy Iranja, habituellement présenté comme LA carte postale à ne pas rater. S’y rendre depuis Nosy Be prend 2 heures en bateau. Nous sommes partis, pour un bivouac de 2 jours, avec « Baleines Rand’eau » http://www.baleinesrandeau.com/fr/. Leur particularité est d’œuvrer à la préservation et à l’étude de la faune sous-marine, simultanément avec l’activité touristique. L’approche des animaux marins se déroule toujours dans le respect de ces derniers. Une charte a été mise en place sous leur impulsion« Baleines Rand’eau » est spécialiste dans l’observation des requins baleines qui sont nombreux autour de Nosy Be d’octobre à décembre. Malheureusement pour nous, le dernier spécimen a été aperçu le 14 décembre … Ils étaient déjà tous partis. Nous devrons revenir une autre fois !

Durant notre trajet, il a plu un bon moment. Nous avons d’abord croisé une baleine d’Omura. Cette espèce, contrairement aux baleines à bosses, ne laisse que très rarement voir sa nageoire caudale. Elle a été découverte récemment et n’est pas encore très connue. Ses itinéraires ne sont pas prévisibles. Nous avons pu l’observer un moment et voir sa nageoire dorsale apparaître plusieurs fois puis elle s’est éloignée. Ensuite, nous avons eu la chance de suivre un groupe de dauphins longs-becs. Ils étaient très nombreux, nageaient devant le bateau, sautaient parfois. Nous entendions leurs souffles et les avons suivis longtemps. C’était un beau moment.

Nous avons croisé plusieurs îlots et la « grande Terre » était suffisamment proche, nous laissant voir ses reliefs vallonnés couverts de végétation luxuriante et paraissant vierge d’habitations.

Puis la pluie a cessé et les deux îlots de Nosy Iranja sont apparus, reliés par un banc de sable. Nous apercevions le petit phare puis nous avons contourné par le sud et avons accosté dans la carte postale. Le sable blanc, la mer turquoise, les cocotiers, les bungalows sur la plage presque invisibles …. Tout y était. Comme dans mes rêves de petite fille.

Évidemment, les cartes postales attirent les touristes alors plusieurs autres bateaux étaient déjà amarrés là. Mais tout l’intérêt du bivouac est de rester sur place quand tous les groupes s’en vont. A 15h, l’île était vidée de la plus grande partie des touristes. Nous devions être une petite vingtaine à rester sur place. Répartis, cela donne à chacun l’impression d’être seul. Une promenade nous a permis de découvrir le village de pêcheurs installés sur place. Nous avons avancé sur le banc de sable, nous nous sommes baignés. La montée jusqu’au petit phare nous a offert une vue superbe du paysage alentour. « Grand V » et « Petit V » ont joué au foot avec des enfants du village et nous avons terminé la journée, un verre à la main devant le coucher de soleil.

Il y a peu d’électricité sur place, nous sommes rentrés par le chemin, éclairés par la lune et après un repas agréable nous sommes allés nous coucher dans notre bungalow sur la plage. A la fois rudimentaire et très confortable, nous nous sommes endormis, bercés par le roulement des vagues et le bruissement des branches de cocotiers.

Le lendemain, nous sommes partis en bateau pour une nouvelle rencontre avec la faune marine. Nous avons cette fois rencontré un grand groupe de péponocéphales. C’est une espèce de dauphin dont la tête est très arrondie, un peu comme celle des globicéphales. Il est connu qu’ils vivent dans cette zone, mais apparemment, il est assez rare d’en croiser. Ils se comportent différemment des dauphins long-becs croisés la veille. Ils sont moins joueurs et restent indifférents au passage d’un bateau. Leurs déplacements sont également plus aléatoires. Nous les avons observé longtemps, parfois proches, parfois lointains. Nous avons vu quelques sauts et nous entendions bien leurs souffles. Nous avons terminé la matinée avec nos palmes, masques et tubas en exploration d’une côte rocheuse de l’îlot. Il y avait là des perroquets à bosses, des poissons chirurgiens, seuls deux noms dont je me souviens … Mais les magnifiques couleurs de tous ces poissons, je ne les ai pas oubliées par contre !

A notre retour sur la plage, deux tortues luths nageaient près de la plage et se sont accouplées. Nous ne les avons pas approchées mais elles semblaient vraiment de belle taille. Nosy Iranja est aussi un lieu de ponte pour les tortues et il arrive de pouvoir assister à l’éclosion des bébés tortues luths.

De notre côté, nous avons encore profité d’un bon repas local et d’une petite sieste dans notre bungalow avant de repartir vers Nosy Be dans l’après-midi, la tête bien remplie de beaux souvenirs.

 

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